COMPETENCE PLUS

Irritants sociaux : Ces petits détails qui plombent l’activité

7 mai 2015 Posté par: Meryem LAHLOU Aucun commentaire

Dans la vie de toute entreprise, de petits problèmes du quotidien peuvent survenir. Absence de courtoisie, absence de soutien hiérarchique, désintérêt du bien-être des collaborateurs sont autant d’éléments pouvant altérer l’efficacité des salariés.

Des petits problèmes du quotidien peuvent aujourd’hui détruire la confiance des collaborateurs. Généralement appelés «irritants sociaux», ces derniers sont liés à l’encadrement de proximité, aux représentants du personnel, ainsi qu’à la méthode avec laquelle sont mises en œuvre, au quotidien, les décisions du management. Il s’agit plus concrètement de l’absence d’une courtoisie élémentaire à l’égard des collaborateurs, de l’absence de retour quant aux attentes des collaborateurs ou encore de l’absence de soutien hiérarchique lorsqu’un collaborateur se trouve face à des difficultés professionnelles. Dans une dimension plus large, ces irritants sociaux peuvent se manifester en l’absence d’information sur les perspectives futures de l’entreprise ou encore l’absence d’autonomie, chose due à une centralisation excessive et à des procédures exagérément contraignantes, interdisant toute initiative des collaborateurs en cas de petits problèmes. De plus en plus de collaborateurs décrivent aujourd’hui les irritants sociaux auxquels ils font face au travail comme étant directement liés à une absence apparente d’attention du management aux conditions matérielles, ou encore l’incertitude en ce qui concerne les intentions animant la direction générale. Cependant, malgré leur caractère souvent alarmant, les irritants sociaux sont généralement -le plus souvent- ignorés de la direction générale qui n’en a pas connaissance. Dans ce contexte précis, si la direction tarde à réagir en répondant aux suggestions d’amélioration des différents collaborateurs, cela peut peut être interprété, selon les experts, comme un signe de méprise à l’égard du personnel, sous-estimant par là sa capacité à contribuer positivement à l’amélioration du fonctionnement de l’entreprise. La résultante de cette situation n’est autre que la rupture de la relation de confiance entre le collaborateur et le management, suivie d’un sentiment de fatalisme exprimé par les collaborateurs et parfois même d’une colère. Face à cette situation, les spécialistes préconisent une gestion pragmatique en créant des zones d’autonomie suffisantes à tous les niveaux de la structure organisationnelle, tout en assurant une écoute et en prêtant attention aux petits problèmes de la vie professionnelle.


Point de vue

Meryem Lahlou
DGA du cabinet Compétence plus

La notion de bien-être des salariés évolue, avec une vraie prise de conscience des managers et des RH. Le climat social et le climat relationnel, ont une conséquence importante sur le moral des salariés, et ce «mieux-être» aura un effet positif sur leur rendement. Quand les irritants sociaux se multiplient, l’on peut observer, dans un premier temps, une démotivation individuelle (avec des effets contagieux sur le groupe), suivie d’un absentéisme croissant (plus de congés maladie, de retards, d’erreurs, de sabotages,  de temps passé sur les réseaux sociaux, au téléphone, ou dans les réunions de manière passive), puis progressivement davantage de démissions (le risque de perte des talents et hauts potentiels en premier), et en parallèle l’on constatera plus de conflits intra et inter-départements. Attention, également, à l’ergonomie mal étudiée au travail qui peut être un puissant irritant social (troubles musculo-squelettiques, inconfort corporel, problèmes de vue et d’audition, etc.). Ses indicateurs, s’ils sont au rouge, traduiront une démobilisation générale qui se reflétera sur les résultats commerciaux, et financiers, avec une satisfaction des clients et partenaires en berne. Également, si des actions rapides ne sont pas engagées, cela entraînera des licenciements et une restructuration qui sanctionneront un climat social qu’on a laissé s’envenimer de manière progressive. Pour parer à cela, un tableau de bord de prévention et d’identification des risques psychosociaux doit être installé (de manière proactive), pour mesurer l’évolution du climat social, et du bien-être des collaborateurs.

Source : www.leseco.ma

 

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