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Comment bien négocier son salaire ?

6 mai 2015 Posté par: Meryem LAHLOU Aucun commentaire

La négociation du salaire constitue l’une des phases les plus difficiles en entretien d’embauche. Il s’agit pour le candidat de faire preuve de ses compétences, de sa valeur ajoutée à l’entreprise et de sa détermination pour obtenir le salaire qu’il souhaite. Le recours à un coach professionnel s’avère d’une grande utilité pour bien se préparer à cette phase. Les règles à respecter et les erreurs à éviter avec Meryem Lahlou, consultante marketing, stratégie et RH et business coach chez Compétence Plus.

Éco-Conseil : Quelles sont les règles à respecter pour bien négocier son salaire d’embauche ?
Meryem Lahlou : L’art de la négociation est une compétence qui nécessite de la maîtrise, de l’assurance et de la détermination, mais également beaucoup de souplesse, pour démontrer à votre futur employeur votre valeur sans pour autant paraître trop arrogant ou déconnecté de la réalité du marché. Ainsi, six règles essentielles sont à respecter :
• Faire des recherches et connaître le niveau salarial de votre futur poste avant d’engager la négociation.
• Maîtriser la situation financière et organisationnelle de l’entreprise. Publie-t-elle ses résultats ? Est-elle en phase de réorganisation ou de restructuration ?
• Connaître ses besoins, ses contraintes et ses responsabilités. Avez-vous des traites, des crédits ? De combien avez-vous besoin pour être satisfait par votre salaire ?
• Laissez votre recruteur aborder le sujet et faire la première proposition de salaire, car vous allez gagner un temps précieux pour le cerner, et préparer une réponse adéquate.
• Si vous parlez en premier, proposez toujours une fourchette (10 à 15%) plutôt qu’un salaire fixe. Cela montrera votre flexibilité, et votre diplomatie de laisser «le choix» à l’employeur.
• Sachez qu’il y a toujours plus intéressant à négocier que le salaire. Si jamais vous lâchez du lest sur le salaire, vous pouvez négocier le treizième mois, les primes, les avantages pratiques (voiture de fonction, flexibilité horaire, évolution rapide de carrière, formations, etc.).

En quoi la consultation d’un coach professionnel pourrait-elle être bénéfique ?
En général, ce sont plutôt les consultants en recrutement ou les collègues du même secteur qui sont approchés par les futurs candidats à un poste, pour déterminer les salaires pratiqués dans la profession ou l’entreprise d’un secteur donné. Maintenant, il faut garder en tête que durant tout l’entretien (ou les entretiens) au cours desquels seront abordées les questions salariales, votre sens du dialogue, votre argumentaire et votre capacité de vous adapter à votre interlocuteur seront déterminants. Des sessions individuelles ou en groupe avec un coach professionnel peuvent s’avérer utiles pour vous aider à améliorer vos soft skills, à prendre davantage confiance en vous, et en vos ressources, et à ne pas être déstabilisé par des questions «d’argent». Bon nombre de chercheurs d’emploi se sentent mal à l’aise lorsqu’il s’agit d’aborder des questions relatives au salaire alors qu’ils étaient «parfaits» au début de l’entretien. Il s’agit donc de remédier à «un mauvais rapport» avec l’argent s’il y en a ou une grande timidité par rapport aux questions financières. Gardez en tête que tous les points de l’entretien sont importants à réussir : de votre présentation de parcours au début, jusqu’au mot de la fin, qui se termine régulièrement par «avez-vous une question à me poser ?»

Quelles sont les erreurs à éviter ?
Une personne qui se sous-estime ou se surestime a besoin d’être accompagnée par un coach ou consultant, pour ne pas déraper et perdre une occasion d’embauche, en ayant une mauvaise approche salariale. Parmi les erreurs à éviter :
• L’impatience. Ou «le vouloir tout, tout de suite». Votre employeur essaiera toujours de gagner du temps et voir ce que vous avez dans le ventre, pendant et après l’entretien.
• La vanité. Ou refuser rapidement des offres intéressantes de l’entreprise, comme des packages, qui regroupent le salaire et d’autres avantages. La fermeté est certes une qualité, mais la rigidité est certainement un défaut.
• Le mauvais contact ou mauvais timing. Si vous passez des rounds d’entretien, vous allez rencontrer des managers et des responsables RH. C’est en règle générale avec les seconds que les négociations salariales sont plus approfondies (net, brut, avantages, grille, etc.)
• La croyance que votre diplôme garantit un niveau de salaire. Certes, votre école est peut-être bien classée, mais c’est vous qu’on voit et qu’on évalue.

Source : www.lematin.ma

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